Publié le mardi 27 janvier 2026
La Gambling Commission britannique a vivement critiqué le géant des réseaux sociaux Meta Platforms — propriétaire de Facebook et d’Instagram — pour avoir autorisé et, selon elle, potentiellement facilité de manière active la diffusion de publicités pour des casinos illégaux sur ses plateformes. Selon le régulateur, Meta fermerait les yeux sur des opérateurs non licenciés, tout en continuant à percevoir des revenus publicitaires provenant de ces acteurs.
Lors d’un discours prononcé à l’occasion du grand salon professionnel ICE Barcelona 2026, Tim Miller, directeur exécutif de la Gambling Commission britannique, s’est montré particulièrement sévère à l’égard de Meta. Selon lui, toute personne passant un certain temps sur Facebook ou Instagram est susceptible de voir des publicités pour des sites de jeux d’argent en ligne sans licence, souvent liées à des plateformes qui ne participent pas au système britannique d’auto-exclusion GamStop (l’équivalent britannique d’EPIS).
Tim Miller a également rejeté l’argument de Meta selon lequel ces publicités ne seraient détectées qu’après signalement par des tiers, qualifiant cette affirmation de « simply not true ».
Meta dispose en effet d’une bibliothèque publicitaire consultable, qui permet d’identifier clairement quels annonceurs diffusent des publicités sur ses plateformes. Selon la Gambling Commission, cette base de données montre qu’un grand nombre de sites de jeux non régulés font activement de la publicité, sans que Meta ne prenne de mesures suffisantes pour bloquer ou combattre ces annonces.
En Belgique, le journal Het Laatste Nieuws rapporte à son tour que Meta est accusé de tirer profit des revenus publicitaires générés par des opérateurs de jeux illégaux, tout en prenant des mesures insuffisantes pour empêcher ou supprimer ces annonces. D’après plusieurs enquêtes et informations internes citées dans la presse, Meta générerait des milliards de dollars de revenus issus de publicités frauduleuses, y compris celles provenant d’opérations de jeux d’argent et de hasard ne respectant pas la réglementation.
La Belgique n’est pas épargnée : plusieurs sites de jeux sans licence continuent à faire de la publicité sur les plateformes de Meta. Ces casinos illégaux utilisent fréquemment le nom ou l’image de casinos terrestres belges existants afin de gagner la confiance des joueurs, avant de les rediriger vers des plateformes illégales.

Le débat autour de la politique de Meta touche à une question centrale du secteur des jeux d’argent : la protection des joueurs et la sécurité des consommateurs. Les publicités non contrôlées pour des casinos et sites de jeux non régulés peuvent :
En Belgique, la Commission des jeux de hasard (CJH) bloque chaque mois des sites de casinos en ligne illégaux et a récemment mis en place une procédure visant à faciliter ces blocages. Malgré cela, la CJH se bat contre des moyens limités : avec un nombre restreint de collaborateurs, il est difficile de lutter efficacement contre la multitude de casinos illégaux actifs en ligne.
L’an dernier, la Commission des jeux de hasard a signalé près de 8.000 publicités pour des casinos illégaux à Meta. La CJH dispose d’une hotline directe avec Facebook, permettant un contact immédiat et une intervention rapide afin de faire supprimer ces annonces illégales.
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